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Protection des données
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Le mot cryptographie découle des mot grecs "krypto" (je cache) et "graphe" (le document). La cryptographie est la science qui s'occupe de la protection des messages. L'analyse cryptique est l'art de forcer les messages chiffrés, c'est-à-dire de rendre leurs contenus lisibles. Dans cette branche des mathématiques, l'assemblement de la crypotgraphie et de l'analyse cryptique est la cryptologie.
Les données non sécurisées se dénomment texte clair, les données sécurisées se dénomment texte chiffré. Le transfert du texte clair en texte chiffré s'appelle le chiffrage. Le contraire, le changement du texte chiffré en texte clair s'appelle le déchiffrage.
Déjà dans l'Antiquité les messages étaient chiffrés pour les protéger des regards étrangers. Par exemple, Jules César changeat des lettres de l'alphabet latin selon une règle simple. Ainsi le texte avait l'apparence d'une salade orthographique pour des gens non informés. Grâce à la capacité de calcul des ordinateurs qui sont partout à disposition, la crytographie actuelle se base sur des procédures beaucoup plus compliqués et plus sûrs. Ainsi les personnes privées et les petites sociétés ont les moyens, aujourd'hui, de protéger leurs données, ce qui, il y a encore quelques décennies, était réservé aux Services secrets importants.
Par contre, les autorités de la sécurité et les Services secrets voient d'un mauvais oeil qu' une procédure cryptographique soit à disposition de tout le monde. Ils craignent que la criminalité organisée puisse, sous la protection de la cryptographie, organiser ses plans et que les régimes dictatoriaux puissent planifier des actes de guerre et de terreur. C'est pourquoi les gouvernements et leurs autorités ont toujours essayé de bloquer l'utilisation de la cryptologie. Ces essais ne concernent pas seulement les organisations criminelles, mais aussi le simple citoyen dans son droit à une autodétermination d'information et à sa revendication constitutionnelle garantie sur la communication privée. C'est pourquoi il existe toujours des contradictions entre les protecteurs de l'état et les défenseurs du droit civil.
Dans la vie professionelle et privée, les informations doivent être protégées des accès et manipulations de personnes non autorisées. Les techniques de chiffrages ne doivent pas être réservées au monde des Services secrets et gangsters mais aussi au commun des mortels. Parce que seul le chiffrage peut garantir une communication et un enregistrement sûrs des données.
Il est aussi important de se rendre compte qu'il ne suffit pas de se procurer le software de chiffrage pour protéger les données de l'accès des personnes non autorisées. Aussi le meilleur software ne peut pas garantir la sécurité lorsque l'environnement de l'emploi ne joue pas. L'exemple d'une chaîne, qui est seulement aussi solide que son maillon le plus faible s'applique aussi à l'organisation des procédures de sécurité sensibles. C'est pourquoi on ne peut pas atteindre la sécurité avec des mesures ponctuelles, mais il faut analyser la procédure comme entité et la diriger sur la sécurité. Souvent les frais pour l'organisation de l'environnement dépassent ceux du software proprement dit.
Par exemple, le meilleur software de chiffrage est sans valeur, quand un intrus arrive à trouver le mot de passe utilisé par manipulation du système de l'ordinateur (par exemple avec un soi-disant "cheval de Troie"). A côté de la sécurité de l'unité de calcul respectivement du réseau, l'environnement humain joue un grand rôle. Si un rival arrive à deviner seulement quelques détails du mot de passe utilisé pour chiffrer, il arrivrera peut-être déjà à reconstruire le texte en clair. La procedure de chiffrage la plus compliquée ne sert à rien si on laisse traîner les notices avec les mots de passe "secrets".
Lorsque l'on décide quel système on veut réaliser en tenant compte des aspects de sécurité, on compare en genéral toujours les coûts avec les avantages. Pour cela il faut d'abord répondre à la question: quelle importance a le besoin de sécurité pour moi ? Le cryptographe Bruce Schneier est d'avis qu' il n'y a que deux méthodes cryptographiques: "l'une est d'empêcher votre petite soeur de lire vos données, et l'autre est la méthode sérieuse." Si vous pensez que la méthode de "la petite soeur" est suffisante, achetez un programme de chiffrage simple. Mais il ne faut pas croire que personne n'arrive à le forcer seulement parce que vous même vous n' êtes pas capable de le faire. De toute façon ne payez pas cher un tel produit ! Vous recevez même des produits de la catégorie supérieure pour très peu d'argent (par exemple sur ce site).
Encore un petit épilogue sur le choix des produits appropriés:
Il nous paraît digne d'être indiqué que le "Rapport sur la protection de l'état 1999" du département fédéral de justice et police mentionne les activtés COMINT (Communications Intelligence) et l'espionnage industriel des Etats-Unis pour la première fois comme menace de la sécurité nationale. Nous citons deux points du rapport:
"Les services de renseignements étrangers s'intéressent à la quasi-totalité non seulement de la recherche industrielle, du développement et de la production, mais aussi du commerce et de l'économie. La technologie de pointe reste néanmoins l'objet de toutes les convoitises. Sont particulièrement visées les entreprises qui possèdent un excellent savoir-faire. Leur taille n'a pas un caractère déterminant. Les petites et moyennes entreprises innovatrices ne sont aucunement épargnées par les menées d'espionnage."
"Au vu des énormes possibilités de surveillance fournies par les systèmes COMINT, l'importance capitale du chiffrement des données transmises par voie électronique est incontestable. Si l'on veut se prémunir contre l'interception électronique, en tant que forme d'espionnage économique, il s'agit d'opter d'abord pour un "solide" cryptage difficile à déverrouiller. Il s'avère impératif pour la Suisse de recourir à des systèmes de chiffrement performants le plus rapidement possible et à large échelle. Il y a également lieu, dans ce contexte, de repousser les propositions américaines de livrer aux pays tiers seulement des systèmes de cryptage "faibles" et donc potentiellement faciles à déchiffrer. Compte tenu des intérêts économiques en jeu, il est urgent de prendre des mesures cryptographiques préventives."
Et une dernière citation d'une autre source:
"Les entreprises qui utilisent des systèmes de chiffrage provenant des Etats-Unis peuvent être certaines que les services secrets américains peuvent sans problème pénétrer leur code." (Kurt Nydegger, chef de la divison de la stratégie militaire électronique du département fédéral de la défense, protection civile et sport)




